Changer de vie après vingt‑cinq ans dans la banque, créer sa propre marque de champagne et s’imposer dans un univers à la fois ancestral et très concurrentiel : c’est le défi que s’est lancé Jérôme Dhuicq. Membre du Groupe BNI Hermes (95) depuis 2023, il raconte comment le réseau l’a aidé à structurer cette transition, accélérer ses ventes et renforcer sa confiance dans une aventure entrepreneuriale guidée par ses racines champenoises.
Depuis quand êtes-vous Membre BNI, et dans quel Groupe évoluez-vous ?
Je suis Membre du Groupe BNI Hermes (95) depuis novembre 2023.
Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans votre Groupe ?
Ce qui me motive, c’est le dynamisme, la camaraderie et la puissance du collectif.
Ces trois éléments définissent vraiment la manière dont je vis mon Groupe BNI.
Avant de devenir vigneron, vous étiez dans un tout autre univers. Comment s’est construite votre reconversion ?
Ma reconversion est liée à une lassitude du secteur bancaire après 25 ans, dans 7 banques différentes. J’ai connu la réunionite sans fin, l’étroitesse d’esprit, et même la disparition annoncée de la banque qui m’employait.
À cela s’est ajouté un moment charnière : le départ en retraite de ma mère, dont je suis le fils unique. Cela m’a poussé à réfléchir profondément à la suite.
C’est là que mes racines champenoises ont refait surface. Je suis originaire de Champagne, je connais la région, son activité et ses acteurs. Je me suis dit qu’il y avait une carte à jouer.
J’ai donc changé le business model en créant ma propre marque et en développant tout ce qui l’entoure : création des cuvées, circuits de distribution, fichier clients, identité de marque…
C’est une renaissance professionnelle.
Qu’est-ce qui vous distingue des autres maisons de champagne ?
Je me distingue par la modernité, le modèle économique que j’ai repensé entièrement, et le storytelling autour de ma marque.
Je veux faire rimer Champagne avec authenticité, mais aussi avec stratégie et innovation.
Votre métier fascine. Comment le public le perçoit-il vraiment ?
Dans l’inconscient collectif, le vigneron fascine car il est lié à la terre, à la nature, à nos racines. On imagine un produit ancien, artisanal, loin de l’industrie.
Mais c’est une vision idéalisée. On voit le “vieux monsieur dans sa cave voûtée”, les vignes balayées par le vent, les bouteilles couvertes de poussière, des clichés largement entretenus par les réseaux sociaux.
La réalité est « un peu » différente : locaux fonctionnels, outils de suivi pointus, et des préoccupations très actuelles comme le réchauffement climatique, la flavescence dorée, ou la déconsommation. Le métier est bien plus complexe qu’il n’y paraît.
Quelle place BNI a-t-il prise dans votre reconversion ?
BNI a été un véritable accélérateur.
Mon Groupe m’a permis de booster mes ventes, d’augmenter le nombre de mes contacts et de challenger mon offre : le prix, les explications, l’expérience client.
C’est un espace où je peux tester, affiner, structurer.
BNI m’a aussi apporté un meilleur sens de la synthèse, de l’écoute, de l’estime de soi, de l’empathie, et un pitch maîtrisé.
C’est précieux dans un métier où la relation est essentielle.
Pouvez-vous nous raconter une anecdote marquante liée à BNI ?
Oui, une situation très BNI.
Nous faisions un Tête‑à‑Tête dans un restaurant. Mon Co‑Membre me demande si je peux travailler avec eux. Je lui réponds que, vu la carte des vins qui comportait cinq références Laurent Perrier, ils n’avaient probablement pas besoin de moi.
C’est alors que les choses s’accélèrent :
le gérant, que nous n’avions pas vu, installé juste derrière nous, entend notre échange et nous explique qu’il n’est pas marié avec la marque et serait curieux de découvrir mes cuvées.
J’avais des bouteilles dans mon véhicule. Nous avons fait une dégustation après le repas.
Quelques semaines plus tard, il est devenu mon client.
Une scène parfaite de timing, d’audace… et de réseau.

Quels sont vos projets pour les prochaines années ?
Je poursuis le développement via une structure de négoce créée fin 2025 et j’intensifie ma présence à l’international, je suis déjà présent dans 20 pays, jusqu’au Japon.
Je développe aussi l’oenotourisme, un levier formidable pour faire découvrir mon univers.
Et je souhaite mettre en lumière une nouveauté importante : la cuvée Clos David, ma cuvée parcellaire issue de mes plus vieilles vignes (60 ans), 100 % pinot meunier, très faible dosage (0,5 g/l), dans une très belle bouteille.
Je cherche autant des particuliers pour leurs événements (anniversaires, mariages, diplômes…) que des professionnels : CHR, cavistes, traiteurs, galeries d’art, épiceries fines… en France comme à l’international.
En quelques mots, que représente BNI pour vous ?
BNI m’a permis de réussir ma reconversion, de rencontrer les bonnes personnes, d’affiner mon discours et de faire décoller mon activité.
C’est un réseau qui a profondément contribué à mon nouvel élan.
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