Quand les épreuves deviennent une source d’inspiration : l’extraordinaire parcours de Ronan Le Paranthoën

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Il y a des parcours qui marquent, non seulement par les épreuves traversées, mais surtout par la manière dont elles sont transformées en une véritable force. Directeur Consultant du Groupe BNI Surgères Terre d’Entrepreneur, Ronan Le Paranthoën fait partie de ces personnalités inspirantes qui ont choisi de mettre leur expérience au service des autres. Ancien militaire, sportif d’endurance, conférencier et entrepreneur, il partage aujourd’hui un message de résilience, de dépassement de soi et de solidarité. Un engagement qui dépasse largement le cadre de son activité professionnelle puisqu’il soutient également une association, fidèle à ses valeurs de transmission et d’entraide. Rencontre avec un homme dont le parcours hors du commun fait écho à la philosophie de BNI : donner avant de recevoir.

Comment votre expérience militaire influence-t-elle encore aujourd’hui votre manière d’agir et de penser ?

J’ai un besoin impérieux d’organisation. Je prends énormément de notes, je limite l’imprévu à sa plus simple expression et, lorsque celui-ci survient malgré tout, c’est alors le principe d’adaptation, cher aux militaires, qui prend le relais.

Je n’aime pas être en retard. Nous avions un dicton à l’armée : « Être à l’heure, c’est déjà être en retard. » Cela m’arrive parfois naturellement, mais je me sens extrêmement mal lorsque cela se produit. Alors je rebondis la plupart du temps avec de l’humour, qui est l’une de mes armes.

Quand vous regardez votre parcours, quelles sont les étapes qui vous ont le plus transformé ?

Très curieusement, mes accidents. Ils m’ont transformé profondément.

Suite au premier, j’ai dû quitter l’institution et me reconvertir dans ce que je savais faire le mieux : le sport.

Lors du second, lorsqu’une voiture m’a percuté, j’ai pris une nouvelle fois conscience que la vie peut basculer très vite. J’ai donc décidé de vivre mes rêves : l’écriture, le sport ultra, les aventures…

Il suffit de poser une date et ce rêve n’en est plus tout à fait un ; il devient un objectif.

Cela passe par des triathlons de 24 heures non-stop, ou presque, hormis les ravitaillements. J’en ai déjà réalisé quatre. Le dernier a eu lieu à Carantec du samedi 27 au dimanche 28 juin, avec un départ à 13h00 et une arrivée à 13h00.

Comment est née l’idée de participer au Tour de Bretagne au profit de la lutte contre la leucémie ? Pouvez-vous nous en dire plus sur cet événement ?

J’ai perdu ma maman deux jours après Noël 2025. Elle était atteinte d’une leucémie.

Elle a toujours été sportive et me suivait naturellement dans mes aventures. Elle prenait du plaisir à lire et à étudier mes livres.

J’ai donc voulu, sur mes terres en Bretagne, créer une aventure rien que pour elle et moi : 1’200 kilomètres en 10 jours.

Chaque étape a une saveur particulière pour moi et ma famille. Tréguier, lieu de départ, est la ville où je jouais au football et où j’allais au lycée. L’arrivée de la partie natation se situe dans le village de mes parents. Une étape dans le Morbihan correspond au lieu de départ de mon grand-père qui, en 1940, alors militaire, a refusé de se soumettre à l’occupant.

Chaque étape possède ainsi une résonance particulière.

Il y aura beaucoup d’émotion pour moi durant ces dix jours.

Un camarade m’accompagnera pendant huit jours, à partir du troisième. Je serai heureux d’être accompagné, notamment sur les cinq derniers jours de course à pied, entre 32 et 40 kilomètres environ par jour.

Je ne suis pas certain d’arriver au bout, mais je suis certain de prendre le départ. Les certitudes viendront en chemin.

Si l’on attend trop de certitudes, on ne se lance jamais.

La préparation mentale a ici une place toute particulière. Je pense notamment à la visualisation de la réussite.

Que représente pour vous le fait de transformer des kilomètres en soutien concret pour Laurette Fugain ?

C’est une façon pour moi d’offrir aux personnes qui souffrent un peu de réconfort. Je me sens utile et cela me fait un bien fou.

Certes, cette aventure est avant tout destinée à honorer le souvenir de ma maman, à vivre encore un peu mes rêves et à me sentir vivant, mais c’est aussi une manière d’aider les autres.

Je crois d’ailleurs que c’est aussi pour cela que je suis venu sur Terre : aider, transmettre, soutenir. Alors je le fais avec mes armes : le sport, l’écriture et la transmission orale lors de mes conférences.

https://www.alvarum.com/ronanleparanthoen

Comment prépare-t-on son mental pour aller au bout d’un défi qui semble impossible ?

C’est avant tout, et c’est le plus important pour moi, parce que j’en ai une profonde envie.

Si j’en ai véritablement envie, le mental est déjà sur « ON ».

Ensuite, je procède par étapes. Je vois un projet ; s’il m’inspire et surtout me fait rêver, je prends les renseignements nécessaires, je mets en place mon entraînement, je réfléchis à la nutrition avant l’épreuve, pendant celle-ci et après.

J’adapte mon matériel, ce qui est souvent le cas, ainsi que mes vêtements.

Lorsque la logistique est en place, le mental est déjà en partie rassuré.

Ensuite, je visualise la ligne d’arrivée et je décline toutes les étapes en amont, c’est-à-dire mes premiers mouvements de bras dans l’eau, chose que j’ai réalisée des milliers de fois. Si je l’ai fait 1’000 fois, je sais que je peux le faire une 1’001e fois.

Il est important de se reposer sur une base d’entraînement solide. Ainsi, physiquement je suis prêt et le cerveau le sait. C’est la base de la préparation mentale : être convaincu que le travail accompli est bon.

Et lorsque le physique lâche, je me pose alors la question :

« Pourquoi es-tu là, Ronan ? »

J’ai déjà la réponse : vivre mes rêves.

Alors je fais un petit pas de plus. Je respire, je m’alimente. Tout ce qui me permet d’aller mieux, je le fais. Mais tout cela a déjà été testé maintes fois.

Je ne dépasse pas mes limites, je les déplace.

Après l’accident dont vous avez été victime l’an dernier, qu’avez-vous découvert sur vous-même ?

J’ai pensé à James Dean qui disait une phrase ressemblant à celle-ci : « Il faut vivre vite, la mort vient tôt. »

Mon envie de vivre s’est décuplée et cela passe notamment par le sport et mes aventures.

Je me souviens aussi de ce que je disais à mes soldats. Cette phrase n’est pas de moi mais de « Marius », ancien instructeur commando marine :

« Celui qui abandonne une fois abandonnera toute sa vie. »

Je n’ai pas envie d’abandonner, sinon c’est la vie qui finira par m’abandonner.

Dans votre Groupe, qui tenez-vous à remercier et pourquoi ?

C’est un exercice périlleux que de choisir, car cela reviendrait à mettre de côté ceux qui ne seraient pas cités.

Le groupe de Surgères est sain. Je souhaite mettre tout le monde en avant.

Comme à l’armée, je ne peux abandonner un seul de mes hommes.

De quelle manière BNI vous a-t-il permis de changer la manière dont vous faites des affaires ?

J’ai pris beaucoup d’assurance quant à ma propre valeur. Je l’ai constaté dès le début dans le regard de mes camarades.

Lorsque l’on vient du monde militaire, le monde civil peut paraître hostile. Nous n’en possédons pas les codes et, souvent, nous avons tendance à nous dévaloriser. C’est une erreur grave.

BNI m’a fait changer totalement de paradigme.

À l’armée, on ne négocie pas, mais on s’adapte. Au sein de BNI, j’ai constaté que le cadre présentait des similitudes rassurantes. J’ai rapidement compris que cela fonctionnerait pour moi.

J’avais un cadre, j’ai toujours un cadre, et c’est important.

Comme nous le disions :

« Une limite à droite, une limite à gauche, un objectif à atteindre : en avant. »

J’ai utilisé ce cadre pour développer mon activité de coaching sportif, puis de naturopathe, et plus largement l’ensemble de mes activités.

Souhaitez-vous nous raconter une autre anecdote ?

Je n’ai pas d’anecdote particulière à raconter. En revanche, ce qui me marque le plus au sein de BNI, ce sont les rencontres humaines.

Certaines deviennent de véritables amitiés, d’autres permettent de développer son activité. Mais toutes apportent quelque chose.

Je suis convaincu que derrière chaque rencontre se cache une opportunité d’apprendre, de transmettre ou de grandir.

Que souhaitez-vous mettre en avant aujourd’hui auprès des Membres BNI ?

Me suivre sur les réseaux sociaux, partager mes aventures, participer avec moi, pourquoi pas, à certains défis, et venir visiter un vendredi matin mon merveilleux Groupe de Surgères.

Vous y découvrirez de belles personnes, beaucoup d’énergie et un véritable esprit d’entraide.

Je découvre l’activité de Ronan: https://ronan-leparanthoen.com/

Contacter Ronan Le Paranthoën